Ways of Life

RITES FUNÉRAIRES

Lorsqu’un des leurs mourait, les Nisg̱a’a pratiquaient certains rites afin d’assurer la transition harmonieuse de l’esprit vers l’autre monde et le bien-être des proches survivants. Ce protocole est encore observé aujourd’hui.

Par exemple, lorsqu’un des conjoints meurt, le veuf ou la veuve invite un membre de la famille de la personne décédée à l’assister pendant les quatre jours où le corps est exposée. Cet assistant doit être un veuf ou une veuve; si une personne mariée remplissait cet office, elle attirerait le mauvais sort sur son mariage.

Les Nisg̱a’a croient que l’esprit s’attarde ici-bas pendant quatre jours après la mort. Durant cette période, le conjoint survivant doit observer la sanction rituelle appelée T’aa. Il lui est interdit d’adresser la parole à personne d’autre qu’à l’assistant ou l’assitante, faute de quoi le mauvais sort et la souffrance s’abattraient sur d’autres membres de la famille.

Pendant toute la période où le corps est exposée, les autres membres de la famille immédiate doivent aussi surveiller leurs paroles et leurs actions. Ils doivent éviter de verser des larmes sur le défunt ou de laisser tout objet personnel près du corps.

Il y a très longtemps, tous les Nisg̱a’a avaient les cheveux longs. Selon la tradition, le conjoint survivant et les enfants se faisaient couper les cheveux par l’assistant ou l’assistante. Cette pratique s’appelait Ḵuts Gis. Leurs cheveux étaient coupés en ligne droite autour de la tête d’une oreille à l’autre et ils les portaient ainsi pendant toute une année. Cette coupe particulière indiquait qu’ils étaient en deuil.