Ways of Life

ALIMENTS VÉGÉTAUX

Les Nisg̱a’a mangeaient principalement du poisson et du gibier, mais ils complétaient leur régime alimentaire à l’aide de petits fruits et d’autres aliments végétaux.

Les petits fruits les plus importants pour les Nisg̱a’a étaient notamment le bleuet, ordinaire ou membraneux, l’airelle rouge et une autre variété de bleuet appelé « petit fruit des bois » (maay̓im gililix). Ceux-ci étaient écrasés et séchés pour l’hiver, tandis que la fraise sauvage et le fruit de la ronce élégante (salmonberry) étaient mangés frais. La framboise sauvage et le fruit de l’églantier se consommaient aussi fraîchement cueillis.

La shépherdie du Canada (soapberry) était très prisée comme « aliment de chef ». Elle était plutôt rare dans le territoire des Nisg̱a’a. On pouvait la fouetter pour en faire un dessert mousseux ou la bouillir et la presser pour en faire des gâteaux.

La canneberge, la pommette, la cenelle et la baie du sureau pubescent étaient bouillies et apprêtées avec de la graisse pour être conservées et consommées durant l’hiver. .

Au printemps, les Nisg̱a’a pelaient l’écorce de la pruche et grattaient le cambium pour le manger. On pouvait cuire le cambium dans un four de terre et en faire des gâteaux.

À la fin du printemps, on trouve encore une plante grasse appelée dipyees dans les champs de lave de la vallée supérieure de la Nass et dans les éboulements rocheux. On cueillait la plante entière pour la manger crue, car elle avait un goût légèrement sucré. On mangeait aussi la tige pelée de la berce laineuse avant sa floraison au début de l’été ainsi que la moelle de l’épilobe, qu’on extrayait de la tige après l’avoir ouverte.

On consommait la racine d’une fougère appelée ax̱ et celle de la fritillaire du Kamchatka ainsi que certaines algues qui poussaient le long du canal Portland et à l’embouchure de la rivière Nass.

Les Nisg̱a’a utilisaient le bois piquant (Devil’s Club) à des fins médicinales mais pas comme nourriture.