Ways of Life

LE TISSAGE

Avant que les fils, ficelles et autres matières textiles n’aient été introduits dans la vallée de la Nass par les commerçants de fourrures et les missionnaires européens, les Nisg̱a’a devaient créer leurs propres fibres pour fabriquer vêtements, corde, paniers, ficelle, filets de pêche, couvertures, nattes et autres articles. Les sources traditionnelles de fibre étaient l’ortie, l’épilobe, l’écorce de cèdre, les racines d’épinette et la laine de chèvre de montagne (matériau de tissage le plus exquis et le plus rare).

L’ortie servait à fabriquer de la ficelle qu’on utilisait pour préparer de légers filets de pêche et des collets pour attraper de petits animaux. L’épilobe était utilisé de la même façon.

L’écorce de cèdre servait à fabriquer divers types de cordes et de cordages. Au début du printemps, l’écorce interne pouvait être séparée de l’écorce extérieure et utilisée telle quelle pour faire des cordages fins, ou bien l’écorce toute entière pouvait être traitée et transformée en ficelle ou en grosse corde pouvant atteindre trois-quarts de pouce d’épaisseur.

Des bandes d’écorce de cèdre étaient séparées de l’écorce interne; on s’en servait pour tisser des nattes, habituellement utilisées comme emballages, couvertures de pirogues et couchettes. On produisait aussi des nattes à l’aide de bandes d’écorce d’érable nain.

Des bandes d’écorce interne de cèdre et d’érable servaient aussi à tisser des paniers destinés au transport. Dans la vallée supérieure de la Nass, on utilisait surtout l’érable, réputé pour sa durabilité. L’écorce de bouleau pliée servait à la fabrication de paniers d’usage courant de taille moyenne.

Les racines d’épinette étaient tissées pour produire de petits paniers fins, appelés k’ukw, qui servaient à la cueillette des petits fruits et au rangement des objets de couture. On transportait de l’eau dans de gros paniers faits de racines d’épinette.

La laine de chèvre de montagne était filée et utilisée dans le tissage, mais elle était rare et précieuse. On la mélangeait parfois à de la fibre d’écorce de cèdre, comme dans les courroies de transport (peut-être pour les renforcer). On rapporte que les Nisg̱a’a tissaient jadis des chaussettes de laine de chèvre de montagne.

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